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Les techniques de Jones

Lawrence H. Jones

Lawrence H. Jones (1912-1996) est un ostéopathe américain. Elève de W. G. Sutherland et Harold Hoover, il est notamment connu pour avoir développé les techniques de Jones. En 1981, après 40 ans de travail il publie un ouvrage expliquant le fruit de ses travaux : Jones Strain-CounterStrain.

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Lawrence H. Jones (au centre)

Diplômé en ostéopathie en 1936 Jones commence à élaborer sa technique au début des années 50. Cette découverte accidentelle se fait en 1954. Jones suivait un patient souffrant d’une psoïte aigue dont les traitements précédents n’avaient pas abouti. Il finit par trouver une position antalgique pour soulager le patient afin qu’il puisse se reposer.

La mise au point des techniques de Jones

L. H. Jones découvre les points de tension (tender points). Il en recense 200. Le strain-counterstrain est une technique positionnelle passive qui vise à soulager le dysfonctionnement et la douleur somatiques en raccourcissant les tissus autour des points de tension dans une position antalgique pendant 90 secondes.

Les techniques de Jones, une pratique EBP?

Des études de cas ont décrit des applications pour des dysfonctions musculo-squelettales, des syndromes douloureuxmais également pour des affections organiques et troubles viscéraux. Toutefois, les différents mécanismes et effets physiologiques des techniques de Jones demeurent encore méconnus de nos jours.

Ainsi, il existe deux théories pour expliquer les mécanismes  des techniques de Jones : une théorie proprioceptive et une théorie circulatoire. Bien que les données suggèrent que ces techniques peuvent soulager certaines douleurs, des plans d’étude incohérents limitent les conclusions qui peuvent être tirées.

Technique de Jones : théorie proprioceptive

La théorie proprioceptive se base sur la régulation neurophysiologique de l’activité du fuseau musculaire qui augmente l’activité du fuseau et la contraction musculaire réflexive lors de l’allongement et diminue la décharge du fuseau et la contraction réflexive lors du raccourcissement (Korr, 1975). En raccourcissant passivement le muscle agoniste dysfonctionnel suffisamment longtemps, le strain-counter-strain permet à l’activité normale du fuseau musculaire de revenir. Une fois que l’activité du fuseau musculaire agoniste se réinitialise, l’activité du fuseau musculaire antagoniste peut également revenir à l’état de repos. Conséquemment, ceci soulagerait l’activité neuromusculaire aberrante et rétablissant une fonction normale.

Technique de Jones : théorie circulatoire

La suggestion selon laquelle la technique de Jones affecte la circulation locale était en partie basée sur une étude de cadavres dans laquelle une zone d’avascularisation relative des tendons de la coiffe des rotateurs s’est avérée dépendante de la position et soulagée une fois que les tendons ont été placés dans une position raccourcie. Ainsi, grâce au positionnement, la technique de Jones peut augmenter la circulation locale, accélérant l’apport de nutriments et l’élimination des déchets métaboliques dans les tissus vivants. Une circulation améliorée réduirait le gonflement qui inhiberait autrement la fonction musculaire et inverserait l’ischémie pouvant se manifester par des tender points douloureux ou entretenir un dysfonctionnement.

Références

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